Cet album est une pure merveille !
Le marsupilami avale un petit radio transistor appartenant à Fantasio et personne ne peut plus arrêter l'appareil de jouer. De plus, les piles sont bonnes pour quatre jours sans arrêt. De quoi vous mettre les nerfs en boule et c'est ce qui arrive au marsupilami qui s'assène un coup de noeud de queue sur la margoulette dans l'espoir de faire taire l'irritant appareil. Entretemps, un voisin radio-amateur capte des ondes provenant d'un petit pays appelé "Bretzelburg". Il parle à un inconnu qui se prétend le roi de ce pays et qui serait détenu par des conspirateurs qui dirigent le pays à sa place et qui sont en train d'affamer la population en prenant tout l'argent du trésor pour acheter des soi-disant armes perfectionnées. Mais le transistor du marsupilami brouille les ondes radio du quidam qui découvre bien vite l'endroit d'ou provient l'interférence. Il s'introduit donc chez Spirou pour faire cesser les ondes coupables. Après avoir expliqué à Spirou et Fantasio la triste situation du roi de "Bretzelburg", ils amènent le marsupilami chez le vétérinaire et à leur retour découvrent que Fantasio a été enlevé. En route pour "Bretzelburg" afin de délivrer leur ami !
Un album magnifique et captivant ! Rien ne manque pour en faire une véritable réussite ! Le scénario se tient, l'humour est présent à chaque page, Spip y va de ses commentaires savoureux et hilarants, le marsupilami fait de saintes colères. On visite le "Bretzelburg" avec sa population affamée et nécessiteuse qui nage en plein marasme. L'essence est rationnée et les autobus sont transformés en galères romaines : les voyageurs doivent pédaler sous le martelage d'un tambour qui donne le rythme surtout dans les montées ! Les gens se fabriquent des costumes avec du papier journal et Spip en fait saliver plus d'un qui rêve de le faire passer à la casserole. La poursuite de ce même Spip par un chien policier est délirante !
Les personnages sont extraordinaires. L'affreux Doktor Kilikil qui est chargé de faire parler Fantasio et qui possède des méthodes de torture raffinées dont la fameuse craie neuve sur le tableau noir et la fourchette crissant dans l'assiette. Un summum de cruauté ! Le vieux jardiner qui aide Spirou en distrayant le nigaud de gardien est sublime ! L'album regorge de gags tous plus drôles les uns que les autres. Il y a aussi quelques fines allusions à d'autres bandes dessinées dont Gaston. Et que dire des dessins qui rendent à merveille les scènes d'action.
J'y ai retrouvé l'humour d'Astérix et un scénario solide à la Hergé. À lire absolument !
Dirlandaise - Québec - 69 ans - 15 avril 2007 |