Voyage sur la ligne d'horizon
de Luc Lang

critiqué par Sundernono, le 10 juin 2024
(Nice - 40 ans)


La note:  étoiles
Une lecture surprenante
Présentation de l’éditeur : « Elle, c'est Thérèse, cinquante-deux ans, lui, c'est Lucien, soixante-quatre ans, un couple que la vie n'aurait pu réunir s'il n'y avait eu le décès d'une tante et l'héritage de sa villa, à la sortie d' Orchies. Le narrateur, Francis Balin, est un saisonnier, il passe ses nuits d'hiver dans les plaines du Nord, au volant d'une arracheuse autotractée, à déterrer des centaines d'hectares de betteraves, et dans sa tête résonnent des mélodies de jazz qui lui donnent la certitude qu'un jour il sera un grand saxophoniste, comme l'oncle Frédéric, à Naples, après le débarquement des Américains. Et de la villa au bord des champs, tout au bout des plaines à betteraves, on distingue l'autoroute qui d'un trait mat de glissière métallique sépare le ciel et la terre ; c'est pour Francis un rappel lancinant qu'il lui faudrait glisser à la surface du monde, qu'il lui faudrait partir. »

Quelle lecture surprenante ! Je ne m'attendais franchement pas à un roman de la sorte.
Récit d'une rencontre fortuite entre un voyageur esseulé et deux âmes bienveillantes, voyage sur la ligne d'horizon nous embarque dans le Nord en compagnie de trois personnages aux passés singuliers.
J'ai apprécié cette lecture intimiste, bien écrite et originale.
Certains lecteurs seront peut-être gênés par les quelques longueurs et le faux rythme du récit même si pour ma part cela m’a convenu.
Il est à noter que l’auteur a écrit un autre roman, L’autoroute, dont l’histoire semble être la même à la différence que le narrateur porte un nom différent. Bizarre !