Les institutions invisibles de Pierre Rosanvallon
Catégorie(s) : Sciences humaines et exactes => Economie, politique, sociologie et actualités , Sciences humaines et exactes => Histoire , Sciences humaines et exactes => Philosophie

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Autorité, confiance et légitimité
Trois concepts fondamentaux de la vie politique fondent la démocratie. Il ressort de leur caractère incontournable qu'ils représentent des piliers implicites, relevant du non-dit, d'on l'expression d'institutions invisibles. Ces dernières, au nombre de trois, comme les termes de la devise de la République française, sont l'autorité, la confiance et la légitimité qui sont attachées à l'exercice des mandats politiques. Ces qualités leur sont reconnues d'emblée et en soi, et fondent ainsi le pacte politique.
L'éminent historien retrace l'histoire de sur fondement, pour ensuite décrire leur remise en cause, par le divorce entre la raison et le sens commun, la fin du caractère automatique de ces qualités attribuées aux gouvernants et l'évolution de la manière de gouverner.
Cet ouvrage est théorique, assez exigeant, mais néanmoins important pour comprendre la crise du politique aujourd'hui. Il est à méditer pour saisir combien cet ouvrage constitue une invitation à se ressaisir, à se remémorer ce qui fait société et comment fonctionne la politique dans la société en soi, indépendamment du contexte et des circonstances, si prégnants soient-ils.
Les éditions
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Les Institutions invisibles
de Rosanvallon, Pierre
Seuil
ISBN : 9782021544350 ; 23,50 € ; 04/10/2024 ; 336 p. ; Broché
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Critique de Colen8 (, Inscrite le 9 décembre 2014, 83 ans) - 7 mars 2025
La Grèce classique les a identifiés, le Moyen Âge s’en est inspiré, la Révolution a tenté de les consacrer, dans le but de privilégier l’intérêt général commun. Les facteurs collectifs relevant des institutions invisibles dont il est question ici sont la confiance, l’autorité et la légitimité. Pour en comprendre les concepts, en préciser l’acception il s’avère utile de remonter aux écrits et aux exemples tirés des fils de l’histoire occidentale.
La confiance au-delà de la communauté familiale ou sociale immédiate s’appuie sur le crédit accordé à d’autres entités plus lointaines. Elle possède une valeur morale à laquelle est associée un ensemble de règles et de sanctions. Sans la confiance entre partenaires le développement du commerce n’aurait jamais existé. Après le constat sont venues plusieurs formulations théoriques depuis le début du siècle dernier.
Pareillement l’autorité dont les sens et les fonctions à retenir se sont précisées depuis la république romaine jusqu’aux maîtres, savants et penseurs contemporains participe au socle du bien commun. De même pour subjective que soit la légitimité par rapport à la légalité, la perspective de sa contribution au collectif se dessine dans la valorisation encore une fois de la morale mais aussi dans celle du droit naturel.
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