Prisonnier de Jérusalem: Un détenu politique en Palestine occupée
de Salah Hamouri, Armelle Laborie-Sivan

critiqué par CHALOT, le 12 janvier 2025
(Vaux le Pénil - 77 ans)


La note:  étoiles
les conditions carcérales d'un prisonnier politique palestinien
Un franco-palestinien plus souvent en prison qu'en liberté

Le gouvernement d'Israël est très fort quand il s'agit d'accuser de terrorisme les palestiniens politiques, ce qui lui permet de ne pas appliquer les droits de l'Homme.
Le problème c'est que Salah Hammouri n'a rien d'un terroriste, il n'est même pas islamiste , mais militant franco-palestinien qui? aujourd'hui, comme député défend ces camarades qui sont dans les prisons israélienne.
Ce livre qui raconte la vie et le combat de Salah Hammouri est un témoignage parfois poignant sur les conditions de détention, l'absence de droits de défense que connaissent les prisonniers, qu'ils soient adultes ou même mineurs comme l'était au début cet homme.
Il n'y a pas de petits profits, les cantines des prisons sont dirigées par une société privée israélienne qui pratique des prix plus élevés qu'à l'extérieur et reverse un pourcentage des « bénéfices » à l'administration !
Ce prisonnier de Jérusalem raconte sa condamnation à tort par un tribunal militaire et son emprisonnement sous le régime d'exception de la détention administrative, sans inculpation ni procès.
Dans ce livre, nous découvrons les conditions de la vie carcérale sous toutes ses formes et aussi l'organisation de la solidarité et de la résistance par les prisonniers.
Des cours de formations de toutes sortes, y compris politiques et aussi parascolaires sont donnés. C'est ainsi que ce prisonnier s'est intéressé au droit, s'est perfectionné dans la langue française, lui permettant de se préparer à devenir un avocat.
Il a passé 10 ans de sa vie en prison, comme ado, puis pendant presque 7 ans comme adulte avant de connaître une liberté relative de courte durée.
Aujourd'hui, il a perdu son statut de résident de Jérusalem et est déporté en France ?
Le terme « déporté » déplaît au gouvernement israélien qui oublie que les autorités et la presse israélienne utilisent ce terme, les ONG aussi : « une force occupante m'a déporté de ma terre natale, par la force et sous la contrainte », c'est « une grave violation du droit international humanitaire »

Jean-François Chalot.