Détective Conan, tome 48
de Gōshō Aoyama

critiqué par Koolasuchus, le 2 mars 2025
(Laon - 35 ans)


La note:  étoiles
Un code pour les vacances
Pour les congés d'été, le professeur Agasa a décidé d'emmener Conan et la petite équipe des détectives juniors camper dans la forêt et de leur organiser une chasse au trésor. Pour cela ils doivent résoudre l'énigme contenu dans un message écrit par le professeur. Au même moment, Ran et Sonoko sont à la plage et un meurtre a été commis à l'hôtel où elles séjournent. La victime a cependant laissé un mot sur la fenêtre de sa chambre avant de mourir, désignant probablement le meurtrier, mais personne n'arrive à le déchiffrer. C'est pour cette raison que la jeune femme décide de contacter Shinichi afin d'obtenir un peu d'aide, mais il n'est pas impossible qu'en faisant cela elle et Sonoko se retrouvent ainsi dans la ligne de mire de l'assassin...

Même si ce sont les vacances, pas de repos pour Conan ! Devant participer à la chasse au trésor tout en menant une enquête à distance nous avons droit ici à une histoire dont l'originalité est justement cette double narration. Plutôt sympathique dans son ensemble elle souffre simplement du fait d'avoir droit à une énorme coïncidence car le message de la chasse au trésor et de celle de la victime se résolvent de façon assez similaire, comme par hasard. De plus, comme ces deux événements jouent également sur les subtilités de la langue et de l'écriture japonaises, un petit dossier a été ajouté en fin de volume pour que le lecteur francophone s'y retrouve et cela n'est pas plus mal car sans cela on a du mal à comprendre. Malgré cela, cette double enquête reste plaisante à suivre et est très bien pour lancer le tome.

La suite est par contre bien plus ambitieuse. Engagé par un riche homme d'affaire qui se pense maudit, Kogoro, accompagné bien sûr de Ran et Conan, se rend chez cette personne pour enquêter. Depuis quelques mois il se passe en effet des choses étranges dans la demeure de cet homme, mettant ses nerfs de plus en plus à vif. Conan se doute bien vite que lui et son entourage n'ont pas vraiment l'esprit tranquille et que cette histoire de malédiction doit cacher quelque chose de plus sérieux mais très vite un meurtre a lieu. C'est donc le début d'une longue soirée pour le jeune détective et s'il souhaite trouver le coupable, Conan va donc devoir déterrer des secrets bien cachés.

Comprenant cinq chapitres, ce mystère est donc le gros morceau du volume. Bien évidemment on se doute vite que cette malédiction cache une véritable personne mais le tout est de la découvrir ainsi que de savoir le pourquoi du comment. Tenant plutôt bien en haleine et avec une galerie de suspects assez variée, Gosho Aoyama nous offre ici une très bonne intrigue avec une résolution certes classique dans le domaine du roman policier mais qu'il n'avait pas encore employé jusque là.

Enfin dans la dernière partie, une présentatrice télé demande de l'aide à Kogoro pour savoir qui sonne à sa porte à la même heure tout les samedi matin car dès qu'elle ouvre la porte, il n'y a personne. Assez légère, cette enquête n'a, de prime abord, rien de bien franchement exceptionnel mais change des histoires de meurtres habituels. Toutefois, cela n'était en réalité qu'un stratagème de l'auteur pour endormir notre méfiance car il s'avère que cela va mener Conan sur quelque chose d'inattendu et de bien plus ambitieux que prévu. Il faut par contre attendre le prochain volume pour découvrir ce qu'il va arriver mais au moins cela réussit parfaitement à capter l'attention du lecteur.

Un bon petit tome donc, ne comprenant que deux affaires complètes mais qui se défendent bien ainsi qu'un dernier chapitre nous prenant totalement au dépourvu et qui laisse supposer que la suite sera des plus intense pour notre jeune détective.