Une dernière chose avant de partir
de Jonathan Tropper

critiqué par Pacmann, le 14 mars 2025
(Tamise - 60 ans)


La note:  étoiles
C'est quoi ce bordel ?
Après Doug, chroniqueur à succès dans « Perte et fracas » et Joe dans « Le livre de Joe », auteur d’un best-seller, on retrouve Silver, musicien divorcé et désœuvré qui vit de ses maigres droits d’auteur, de ses dons de sperme hebdomadaire et de quelques prestations dans des fêtes de mariage. Même si ce dernier profil à l’air moins sexy, tous les personnages sont plutôt des losers et certainement plus apathiques qu’enclins à prendre leur destin en main.

Est-ce qu’alors Jonathan Tropper écrit-il toujours le même livre ?

Sans doute pas totalement, mais il y a pas mal de points communs entre ces trois romans de cet auteur à mon actif. Outre qu’il s’agit tous d’anti-héros, ils ont aussi un rapport avec les femmes assez compliqués, ils sont juifs laïcs de la côte Est et ils ont tous l’art de la dérision dans leurs aventures plus subies que vécues.

Silver est donc un divorcé dont la fille Casey de 18 ans lui annonce qu’elle est enceinte directement après la perte de sa virginité. Dans un même temps, celui qui demeure au Versailles, sorte de résidence pour divorcés sans avenir, apprend que suite à un problème cardiaque, il a grand intérêt à se faire opérer pour ne pas passer l’arme à gauche.

Denise, son ex-épouse compte en plus se remarier avec Rich, chirurgien attentionné, mais qui est plutôt mal pris avec cet ex-conjoint envahissant qui est son patient mais qui ne semble pas avoir renoncer à son ex-femme. Baignée dans une atmosphère légère dans ce qui devrait être une chronique familiale dramatique, c’est l’humour de situation qui va soutenir ce récit, comme dans les autres romans déjà lus et ce sans oublier le message sous-jacent du sens de vivre sa vie.