Un dîner chez Min de Xiaolong Qiu
(Inspector Chen and judge Dee)
Catégorie(s) : Littérature => Asiatique , Littérature => Policiers et thrillers

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12ème opus de la série Inspecteur Chen
Précisons d’abord que Qiu Xialong, né à Shanghaï, vit depuis 1988 à Saint-Louis (Missouri) après avoir vu son père victime des Gardes Rouges pendant la Révolution Culturelle. Les évènements de Tian Anmen l’ont convaincu de ne pas rentrer à Shanghaï. Il a donc, vivant hors de Chine, une certaine liberté de parole vis-à-vis de son pays de naissance.
Pour autant, si ses constats sont lucides, il est modérément critique sur l’attitude des dirigeants en place. La corruption est quand même une de ses cibles, ainsi que le népotisme et l’arbitraire.
L’inspecteur Chen Cao est désormais l’ex-responsable des Affaires Spéciales de la police de Shanghaï. On l’a promu (comprendre mis au placard) responsable du Bureau de la réforme du système judiciaire de Shanghaï, en même temps qu’on lui demandait de se reposer (comprendre arrêter de fourrer son nez partout). Il a gêné en haut lieu, on ne sait trop qui mais le résultat est là, il est sur une voie de garage.
Mais au moment où il envisage d’écrire un roman sur un juge du VIIème siècle (en fait surtout une création littéraire de l’auteur hollandais Robert Van Gulik), le juge Ti, il constate une similitude certaine entre une enquête qui a fait la réputation du juge Ti et un fait divers qui défraie la chronique Shanghaïenne ; Min, une « courtisane » qui recevait des « gros sous » pour des dîners privés exceptionnels, vient d’être arrêtée pour le meurtre de sa cuisinière. Absence de mobile réel, grosses légumes concernées par ces dîners, Chen sent le coup fourré politique et malgré le fait qu’il ne peut plus officiellement enquêter, il actionne son réseau pour comprendre ce qui s’est passé et rétablir la vérité. Au risque bien sûr de déplaire toujours plus haut et d’aggraver son cas …
Où l’on fait la connaissance de Jin, sa dynamique assistante, et où l’on continue de se documenter sur l’atmosphère sociétale de la Chine moderne. Un dîner chez Min est plus intéressant pour cet aspect des choses que pour l’enquête proprement dite. Ca tombe bien, c’est ainsi que je l’entends !
Les éditions
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Un dîner chez Min [Texte imprimé] Qiu Xiaolong traduit de l'anglais (États-Unis) par Adelaïde Pralon
de Qiu, Xiaolong Pralon, Adélaïde (Traducteur)
Liana Levi
ISBN : 9791034903641 ; 18,00 € ; 04/02/2021 ; 256 p. ; Broché
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